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Littorine - Marie France

Articles avec #lecture

Que signifie apprivoiser ?

29 Septembre 2013, 10:56am

Publié par Littorine

C'est alors qu'apparut le renard.
-Bonjour, dit le renard. ..
-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
-Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
-Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli..
-Je suis un renard, dit le renard.
Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
-Ah ! pardon, Et Je petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
-Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ?
-Tu fi es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu!
-Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?
-Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
-Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »?
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »
-Créer des liens ?
-Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons.
Et je n' ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...


-Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
-C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses.
-Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué:
-Sur une autre planète ?
-Oui.
-Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
-Non.
-Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
-Non.
-Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
-Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...


Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
-S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de
temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
-On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
-Que faut-il faire ? dit le petit prince.
-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après- midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens
n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur. Il faut des rites.
-Qu'est-ce qu'un « rite » ? dit le petit prince.
-C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.


Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
-Ah ! dit le renard... je pleurerai.
-C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal,
mais tu as voulu que je t'apprivoise...
-Bien sûr, dit le renard.
-Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
-Bien sûr, dit le renard.
-Alors tu n'y gagnes rien !
-j'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.


Puis il ajouta:
-Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses.


-Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard
semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
-Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. on ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu' elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même Quelquefois se taire. Puisque c' est ma rose.
Et il revint vers le renard:
-Adieu, dit-il...
-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit
bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
-L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
-C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
-C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... lit le petit prince, afin de se souvenir.
-Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
-Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

 

Antoine de Saint Exupéry

 

 

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Extrait : Les Enfants de la Terre

21 Novembre 2012, 13:44pm

Publié par Littorine/Marie France

"...Quand, au matin, la petite fille se remit en route, elle concentra son attention sur l'instant, sur le prochain obstacle à franchir, le prochain affluent à traverser, le prochain tronc d'arbre abattu à escalader.

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Suivre la rivière devint une fin en soi, non parce que cela la conduirait quelque part, mais parce que c'était pour elle la seule façon de se donner un but, un objectif, une ligne de conduite.

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Cela valait mieux que de rester inactive. ..."

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Jean M. AUEL


 


L'à côté de la Gloire

11 Novembre 2012, 10:29am

Publié par Littorine/Marie France

L’à-côté de la gloire

 De Jean SAINT JALM  (Extrait du recueil Les Pétales Flétris)

 

Le carnage savant avait passé par là !

 

Des regards que, jadis, le bonheur étoila

S’étaient endormis là, noyés par l’ombre immense

Qu’étendait autour d’elle une Mort en démence !

Des membres vigoureux avaient senti le fer

Leur fracasser les os et mitrailler les chairs !

Des fils, aussi nombreux que le sable des grèves,

S’étaient assaillis là sans relâche, sans trève !

Et des hennissements, et de fiers bataillons

Laissant flotter au vent des drapeaux en haillons,

Et des mortiers pesants à la gueule béante,

Et des soixante-quinze aux rages toussotantes,

Pêle-mêle, crachant, fauchant, chargeant, brûlant,

Avaient empli ces lieux d’un tumulte effrayant !

 

On avait vu planer, au-dessus des armées,

De grands oiseaux d’acier perdus dans la fumée

Si dense que le ciel en était obscurci !

-Et, de loin, se faisant des gestes de défi,

Acclamant les démons tassés dans la mitraille,

Vingt peuples haletants regardaient la bataille.

Puis enfin, le combat s’était porté plus loin.

 

Cent blessés, étendus sur deux bottes de foins,

Alliés des Prussiens, champions de la France,

Et, les yeux agrandis par la peur de mourir,

S’examinaient entre eux, sans haine…ni plaisir !


Au fond du souterrain, où fumait une lampe,

Les mains rouges, suant, sciant des bras, des jambes,

Un jeune médecin, assisté d’une sœur,

Exerçait froidement son métier de sauveur !

Des blessés, exhalant des jurons, des prières,

Tout à tour appelaient leur compagne, leur mère !

Et parfois l’un – sentant s’évanouir son mal –

Murmurait, l’œil baigné par un vague idéal :

«  Je suis sauvé ! Voici que mon martyre achève… »

-Et mourait doucement en faisant ce beau rêve !

 

… On entendit, tout près, éclater un obus !

 

-Ah çà ! dit un soldat, c’est vraiment un abus

De déranger les morts et les hommes qui meurent !

-C’est dur de ne rien voir avec des yeux qui pleurent,

Dit un deuxième ! … On peut s’accoutumer à tout,

Mais, à qui n’y voit plus, la vie est en dégoût !

-On se rouille à rester assis sur une natte,

Reprit un Parisien, apprenti cul-de-jatte,

Enviant les pieds plats d’un noir Sénégalais

Qu’un rêve nostalgique et la fièvre brûlaient ! …

Tandis qu’un Allemand qui connaissait la France

Songeait : il faudra bien que ceci recommence ! …

 

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A mon grand oncle Jean Marie CAROFF  Né le 30/10/1897 décédé le 14/09/1918.  

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En aparté

5 Novembre 2012, 03:25am

Publié par Littorine/Marie France

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Nous croyons savoir tant de choses…

18 Octobre 2012, 12:29pm

Publié par Littorine/Marie France

Nous croyons aller vers les étoiles, mais nous ne savons pas respecter le ciel et encore moins l’immensité du cosmos.

Nous savons parler d’amour, mais nous avons tant de difficultés à aimer dans le respect de l’autre et de soi.

Nous savons fabriquer du pain, mais nous avons du mal à la partager.

Nous savons faire des enfants, mais nous avons du mal à les élever.

Nous savons créer des œuvres d’art, mais nous avons tendances à saccager la beauté.

Nous savons prévoir le temps, mais nous violentons la nature.

Nous savons nous émouvoir de la misère du monde, mais nous gaspillons le meilleur de nos ressources en productions inutiles et en objets dérisoires.

Nous savons soigner avec une redoutable efficacité, mais dans beaucoup de cas nous ne savons pas encore guérir.

Nous savons déclencher des guerres et les entretenir longtemps, mais nous avons tant de mal à oser vivre en paix !

Nous savons greffer des cœurs et des mains, mais nous manquons de confiance dans la relation avec notre propre corps.

Nous savons modifier des plantes, cloner des animaux, mais nous détruisons des milliers d’espèces chaque année.

Nous savons nous déplacer de plus en plus vite et de plus en plus loin, mais nous mettons tellement d’obstacles qui nous empêchent de communiquer avec ceux qui nous sont proches.

Nous savons que nous savons beaucoup, beaucoup de choses, mais nous nous ne savons pas encore que nous ne savons pas l’essentiel, à savoir le respect de la vie sous toutes ses formes.

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Ainsi, j’ai avancé, entre errances et espérances, entre solitude et rencontres, entre découvertes émerveillées et déceptions douloureuses, pour construire au quotidien, au jour le jour, ma propre existence, pour tenter de la rendre moins dépendante, plus libre, plus congruente. Avec au fond de moi un regret tenace, celui de n’avoir pas toujours eu les mots pour me dire et me faire entendre.

 

Jacques SALOME  (A qui ferais-je de la peine, si j’étais moi-même )

Il ne suffit pas d’aimer

16 Octobre 2012, 12:15pm

Publié par Littorine/Marie France

 

Il ne suffit pas de lui dire « je t’aime », si je ne peux accueillir la totalité de cet amour en moi.

Il ne suffit pas d’accepter d’être aimé, si je ne peux accorder ma relation avec le don que m’offre son amour.

Il ne suffit pas de lui dire mes désirs, encore faut-il que j’accepte aussi de ne pas les lui imposer.

Il ne suffit pas qu’elle me dise les siens, si je ne sais pas les recevoir ou les amplifier.

Il ne suffit pas de lui laisser croire que je veux une relation, quand je ne souhaite qu’une rencontre.

Il ne suffit pas que je réponde à ses attentes, si je ne sais pas définir les miennes.

Il ne suffit pas de lui laisser croire qu’elle peur m’aimer, si j’ai peur de l’amour ou si je crains de devenir dépendant.

Il ne suffit pas de me laisser aimer, si je redoute mes propres sentiments.

Il ne suffit pas d’être passionné, si je confonds ses besoins avec les miens.

Il ne me suffit pas de me montrer avec elle, si je ne la vois pas quand nous sommes ensemble.

Il ne suffit pas de lui promettre un demain, si je suis incapable de vivre au présent.

Il ne suffit pas de lui dire « je veux vivre avec toi », si je ne suis pas délié d’engagements plus anciens.

Il ne suffit pas de lui dire « tu peux compter sur moi », si je suis encore dans la dépendance.

Il ne suffit pas de lui être fidèle, si je ne me sens pas fidèle à moi-même.

Mais il suffit parfois de prendre le risque de dire tout cela, et plus encore, pour commencer à construire ensemble, au-delà de la rencontre, une relation vivante.

 

Jacques SALOME

 (A qui ferais-je de la peine, si j’étais moi-même )

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Conversation enregistrée par le majordome de l’Élysée ...

11 Septembre 2012, 03:32am

Publié par Littorine/Marie France

François le Bon, Président Monarque 

Ségolène, Madame Royale, duchesse de Poitou-Charentes 

Valérie de Twitweiler, Madame de Maintenant 

 

François 

Je vous ai fait venir toutes deux jusqu’à moi, 

Pour mieux vous faire part de mon réel émoi. 

Je me dois désormais de gouverner la France, 

Et je veux me vouer à cette gouvernance 

Sans me voir infliger chaque jour le souci 

De devoir arbitrer vos permanents conflits ! 

Je veux que dès demain l’ensemble de la presse 

S’abstienne de parler du cas de mes maîtresses. 

Le trône que j’occupe exige que je sois 

Digne de la posture que l’on attend de moi. 

 

Royale 

Vous êtes mal parti ! Lié à cette garce, 

Vous resterez toujours le dindon de la farce !

Maintenant

Holà, Madame, holà ! Chantez un ton plus bas.

Ce sont là des propos que je n’accepte pas !

Vous vous trompez de genre, car en cette occasion,

L’on doit parler de dinde et non pas de dindon.

Royale

Nous sommes bien d’accord ! Je vois avec bonheur

Que vous vous estimez à votre vraie valeur !

Maintenant

Votre appréciation quant à elle m’enchante :

Vous êtes trop aimable en vous voulant méchante ;

Une injure de vous frise le compliment.

Royale

Pour vous complimenter encore un bref moment :

L’homme doit sa fortune à sa première femme ;

Enivré de gloriole, il en devient bigame,

Et il doit la suivante à sa bonne fortune !

Maintenant

Vos considérations ne sont guère opportunes :

Ce n’est qu’avec François que vous avez trouvé

L’éphémère moyen de vaguement briller.

Puisant dans son esprit, sa force et sa raison

Les moyens de servir vos propres ambitions,

Vous avez tout gâché en y mettant du vôtre,

Exaspérant les uns, faisant rire les autres !

Et depuis vous avez, sans perdre vos grands airs,

Entassé joliment défaites et revers.

Vous vous croyiez précieuse et fûtes ridicule,

Vous espériez compter et ne fûtes que nulle !

Royale

Permettez-moi, Madame, avec tout le respect

Que l’on se doit d’avoir pour qui est au sommet,

De très modestement vous dire sans ambages

Que le peu que j’obtins, je l’obtins sans « jambage » !

Tout ce que j’ai perdu, je peux le regagner

Sans devoir pour autant coucher à l’Élysée.

Je ne dois qu’à moi seule les postes que je brigue,

Perdant ainsi sans honte et gagnant sans intrigue.

Quant à vous, l’on pourrait demain vous replonger

Dans l’aimable néant dont vous fûtes tirée.

Adieu, Madame, adieu, et n’étant point méchante,

Je vous laisse rêver « hollandemains » qui chantent !

François

Eh bien voilà, voilà ; je crois que nous avons

Fait assez bien le tour de la situation !

Il est bon que parfois des vérités se disent,

Qu’on puisse se parler avec pleine franchise.

De la paix retrouvée, ces mots sont le prélude,

Et tout va donc rentrer dans la normalitude.

(à Royale)

Embrasse les enfants, dis-leur qu’à eux je pense.

(à Maintenant)

Toi, viens faire l’amour avec la Présidence !


Je ne connais pas l'auteur de ce texte, mais je le trouve vraiment magnifique.

Je n'ai pas pu résister au bon plaisir .... 

Aimer sans dévorer

29 Août 2012, 13:29pm

Publié par Littorine/Marie France

Extrait d'un entretien entre Lytta Basset et Psychologie Magazine

"Que diriez-vous à celui qui n’a pas de spiritualité et qui se demande si cela l’aiderait à vivre ?

L.B. : Je lui dis que se poser cette question, c’est déjà une démarche spirituelle ! En hébreu, le premier sens du mot « spiritualité », « esprit »,c’est « souffler, respirer » : dès lors que l’on s’interroge sur sa vie, on est dans la spiritualité. Parce qu’il y a quelque chose en nous qui bouge : on est « déplacé » par un souffle inconnu.

Aujourd’hui, avez-vous le sentiment d’être heureuse ?
 

L.B. : La nuit, quand je suis réveillée, j’interroge ce que j’appelle « le fond du fond de moi-même ». Cela fait deux ans que, le plus souvent, j’y perçois de la paix. Oui, je suis apaisée. La vie apporte toujours des moments difficiles, mais la grande diff érence, c’est qu’aujourd’hui je les accueille. Je ne me cabre pas, je ne cherche pas à les chasser comme des mouches.

C’est facile à dire, mais à faire…
L.B. : Je l’ai appris par expérience : j’ai remarqué que plus je tentais de nier mon mal-être, plus il empirait. À l’inverse, quand je me dis « Bon, là, tu es au fond du pot, tu ne peux pas y être plus. Laisse venir ça, prends-le », et qu’ensuite je le partage avec quelqu’un – « Si tu veux bien penser un peu à moi en ce moment, parce que là, plus mal que ça, ce n’est pas possible » –, alors, peu à peu, le mal passe. Accepter ce qui nous traverse plutôt que de lutter contre est une forme d’autocompassion. Nous avons trop peu de compassion pour nous-même.

Comment la développer ?

L.B. : On peut se demander : « Qu’est-ce que je ferais si un ami traversait ce que je traverse en ce moment ? Je le prendrais dans mes bras, je lui dirais combien je suis avec lui et qu’il peut compter sur moi. » Eh bien, on peut le faire pour soi."

 

Pour lire la totalité de l'article : link

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Quand la reliure se fait Art

31 Mai 2012, 23:40pm

Publié par Littorine/Marie France

« Celui qui se hâte vers un rendez-vous d'amour devrait bénéficier, comme les pompiers, d'une priorité absolue » Gérard Le Gouïc... Cette phrase du poète quimpérois fût mise en exergue dans une vitrine de l'exposition qui a eut lieu à la médiathèque des Ursulines à Quimper.

  L’histoire de la reliure commence avec la nécessité de protéger le document et se prolonge par l’envie de l’anoblir jusqu’à devenir une forme d’expression artistique.

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Désolée les photos ne sont pas top...C'est juste pour donner un aperçu 

Poème de Jean Saint-Jalm

13 Octobre 2011, 08:20am

Publié par Littorine

Extrait du recueil les Pétales Flétris

Paru en 1924 à Morlaix

se trouve dans quelques médiathèques

dont celles de Morlaix Quimper et Rennes

 et évidemment à la Bibliothèque Nationale à Paris

 

 

A LANMEUR

 

O pays de Lanmeur, comme j'aimerai toujours

Tes landes parfumées, tes maisons et ta tour

Les vieilles guwerz bretonnes, si douces qu'elles vous chavirent

et vous fondent le coeur comme les feux à la cire !

Qu'il est loin l'heureux temps, où j'allais dans les prés

et parcourais des bois les multiples allées

Pour faire de fleurs sauvages des superbes moissons

Que j'offrais à ma tendre et bonne amie Lison.

Dans mes rêves parfois, je pense à ces instants

que je perdis, hélas ! Un jour en te quittant ;

Je revis tes Pardons et tes fêtes joyeuses,

Les Gennadec au bras des jeunes filles rieuses ;

Mais au fond de mon coeur, je conserve l'espérance,

De te revoir, vieux bourg, berceau de mon enfance !

 

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  photos-carte-lanmeur-finistere-PH002427-C

  

 

Avec l'aimable autorisation de l'une de ses petites filles Anne Marie

 

 

A ma fille http://bigorneau.over-blog.fr/article-a ma fille-31801834.html

 

http://bigorneau.over-blog.fr/article-30459904.html

 

 

  Bonne Journée à tous