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Littorine - Marie France

Une idée de bonheur - Une idée positive par jour-10

30 Juin 2009, 17:00pm

Publié par Littorine

L'optimiste pense qu'une nuit est entourée de deux jours,
le pessimiste pense qu'un jour est entouré de deux nuits.

Francis Picabia  (Peintre et écrivain français : 1879-1953)

Mention Spéciale

29 Juin 2009, 16:31pm

Publié par Littorine

Il est des jours ou un bonne nouvelle écrase tout le reste,
aujourd'hui est une de ces journées...

Marc, Anne, Quentin et tout ce que je ne connais pas,
Je veux vous féliciter pour votre courage, votre ténacité,
votre volonté, votre travail
vous êtes récompensés, vous êtes admis
au concours de Médecine dès la première année....

 

Marco c'est une belle émotion que tu nous offres là, et tu vas pouvoir le porter très haut ton futur Stéthoscope.

Bravo p'tit gars... Je t'embrasse fort



PS: une pensée aussi pour Nora et tous ceux qui se sont donnés à fond et qui malheureusement ont échoués.....Malgré leur travail et leur pugnacité.
Courage surtout pour eux, qu'ils trouvent leur voie malgré cet échec.

Le petit livre des plaisirs -6

29 Juin 2009, 16:00pm

Publié par Littorine

Rester dans le silence 
                                            par Ysé Tardan-Masquelier

Ecouter, dans toutes les vibrations de ses trois sylllabes,
 le mot "silence", c'est déjà jouissance :
 cela commence par un doux chuchotement  auquel succède
 le lent glissement qui meurt dans le "e" muet.
La voix qui le module s'éteint,
la pensée qui s'en emplit devient souffle pur.
Certes, l'entrée dans le silence demande souvent,
 dans notre monde saturé de sollicitations innombrables,
 un apprentissage.
Il faut accepter de se poser, de laisser les choses qui nous possèdent
 et occupent notre champ mental.
 Respirer, lâcher prise, s'abandonner grâce à des exercices engageant le corps et l'esprit, oblige à remonter le courant d'habitudes bien ancrées.



Mais peu à peu le goût du silence s'installe:
alors l'espace intérieur se déploie,
 comme un ciel sans nuage, une clairière ouverte, la mer profonde.



 Le centre de l'être se met à chanter dans une amoureuse communion
 avec les êtres et les choses. 
Bienheureux les silencieux ! 

Qui est-ce ?

28 Juin 2009, 03:30am

Publié par Littorine

Illustre personnage Quimpérois,
  sa statue s'érige dans un petit espace vert sur la place de la Mairie



entre la Cathédrale,

                                                                          

 près du Musée des Beaux-arts,



 et derrière le magnifique Carrousel qui fait tourner la tête de nos charmantes têtes blondes et celle de leur non moins charmants parents.


























Un indice supplémentaire cet homme est un inventeur ! 
Mais qu'a-t-il inventé ?

 l'ostéopathie
le stéthoscope
ou l'homéopathie

A vos marques...partez....  
je veux son Nom ! son invention...vos impressions...
réfléchissez bien avant de donner la réponse,
j'en connais qui se sont fait piéger....

Lorsque vous aurez répondu, cliquez sur sa statue, vous en saurez plus !

L'amour et ses chemins-6

27 Juin 2009, 17:00pm

Publié par Littorine

Pour désarmer le monde,
cesser le feu en soi.

                                                                                C.ENJOLET

"Allons voir plus loin veux-tu ?"

26 Juin 2009, 19:00pm

Publié par Littorine

Extrait du livre d'Anny Duperey, que je veux partager avec vous, car il me parle, alors peut-être à vous aussi il vous dira des choses...

"Christine s'énervait encore, pour un rien, parce qu'elle avait posé le pied par mégarde sur une primevère qui était là, perdue dans l'herbe-"J'écrase les fleurs, en plus...".



Christine fixait la pauvre fleur qu"elle avait écrasée, misérablement aplatie au milieu de sa rosette de feuilles. Elle se sentait mal. Fatiguée, si fatiguée...Alors, tout au fond d'elle-même, elle reconnut la peur-cette saloperie de peur, sournoise, venimeuse, qui prenait les formes déguisées de la lassitude, de la colère, de l'épuisement, de l'envie de tout laisser tomber, de fuir, qui sapait tous les courages et le cœur du bonheur, Cette peur qui serait foutue de vous faire maudire le plus bel amour. Elle la débusquait, encore une fois. Mais comment faire pour résister ? quelle force découvrir en soi, quelle ruse trouver pour lui échapper, l'empêcher de renaître, maléfique ? Il faudrait la candeur de cette fleur offerte sans défense au soleil et aux étoiles, à la pluie bienfaisante comme aux orages, même aux pieds maladroits d'une promeneuse, et qui relevait sa corolle vers le ciel avec une humble vaillance.

Tandis qu'elle songeait à cela, un mot naquit dans l'esprit de Christine: j'ACCEPTE...le mot se déploya en elle, doucement. Oui j'accepte ce bonheur, mais j'accepte aussi de le perdre, si cela doit advenir. J'accepte le beau, le bon et aussi le pire. Je ferais de mon mieux avec ce que m'apportera le sort.... Christine ferma alors les yeux, pacifiée, et se coucha lentement dans l'herbe à côté de la petite fleur."

Anny Duperey

On n'est pas là pour se faire engueuler

23 Juin 2009, 03:30am

Publié par Littorine

Pour les 50 ans de la disparition de Boris Vian

Un beau matin de juillet, le réveil
A sonné dès le lever du soleil
Et j'ai dit à ma poupée "Faut te s'couer
C'est aujourd'hui qu'il passe"
On arrive sur le boulevard sans retard
Pour voir défiler le roi d' Zanzibar
Mais sur-le-champ on est r'foulé par les agents

Alors j'ai dit :

On n'est pas là pour se faire engueuler
On est là pour voir le défilé
On n'est pas là pour se faire piétiner
On est là pour voir le défilé
Si tout le monde était resté chez soi
Ça f'rait du tort à la République
Laissez-nous donc qu'on le regarde
Sinon, plus tard, quand la reine reviendra
Ma parole, nous on r'viendra pas

L' jour de la fête à Julot, mon poteau
Je l'ai invité dans un p'tit bistro
Où l'on sert un beaujolais vrai de vrai
Un nectar de première
On est sorti très à l'aise et voilà
Que j'ai eu l'idée de l' ram'ner chez moi
Mais j'ai compris devant l' rouleau à pâtisserie

Alors j'ai dit :

On n'est pas là pour se faire engueuler
On est venu pour faire une tite belote
On n'est pas là pour se faire assommer
On est là pour la fête à mon pote
Si tout le monde restait toujours tout seul
Ça serait d'une tristesse pas croyable
Ouvre ta porte et sors des verres
Ne t'obstine pas ou sans ça l' prochain coup
Ma parole, j' rentre plus du tout

Ma femme a cogné si dur cette fois-là
Qu'on a trépassé l' soir même et voilà
Qu'on se r'trouve au paradis vers minuit
Devant Monsieur Saint Pierre
Il y avait quelques élus qui rentraient
Mais sitôt que l'on s'approche du guichet
On est r'foulé et Saint Pierre se met à râler

Alors j'ai dit :

On n'est pas là pour se faire engueuler
On est v'nu essayer l'auréole
On n'est pas là pour se faire renvoyer
On est mort, il est temps qu'on rigole
Si vous jetez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d' monde
Portez-vous bien, mais nous on s' barre
Et puis on est descendu chez Satan
Et là-bas c'était épatant !

C' qui prouve qu'en protestant
Quand il est encore temps
On peut finir par obtenir des ménagements !

 Boris Vian                  Vidéo c'est ici  !

Roman "Je l'aimais"

22 Juin 2009, 03:00am

Publié par Littorine

      Je vous livre aujourd'hui un passage du roman dans lequel je suis plongée,
                                       c'est Anna GAVALDA qui en est l'auteur.


"....Il me souriait.
- c'est incroyable...Incroyable...
- Quoi ?
- Mais tout çà...Tout ce que vous m'avez raconté...
- Non, ce n'est pas incroyable. C'est très banal au contraire.

"Très très banal...Je parle aujourd'hui parce que c'est toi, parce que c'est ici, dans cette pièce, dans cette maison, parce qu'il fait nuit et parce que Adrien te fait souffrir. Parce que son choix me désespère et me rassure aussi. Parce que je n'aime pas te voir malheureuse, j'ai trop fait souffrir moi-même...Et parce que je préfère te voir souffrir beaucoup aujourd'hui plutôt qu'un peu tout la vie.

" J'en vois des gens souffrir un peu, rien qu'un peu, rien qu'à peine mais juste ce qu'il faut pour tout rater, tu sais... Oui, à mon âge, je vois çà beaucoup...Des gens qui sont encore ensemble parce qu'ils se sont arc-boutés là dessus, sur cette petite chose ingrate, leur vie sans éclat. Tous ces arrangements, toutes ces contradictions...Et tout çà pour en finir là...

" Bravo, bravo, bravo ! On a tout enterré, nos amis, nos rêves et nos amours, et maintenant, çà va être notre tour ! Bravo, les amis !

Il applaudissait.

- Retraités...retraités de tout. Je les hais. Je les hais, tu m'entends ? Je les hais parce qu'ils me renvoient ma propre image. Ils sont là, vautrés dans leur bonne satisfaction. Le navire a tenu bon, le navire a tenu bon ! Semblent-ils nous dire sans jamais s'épauler. Mais à quel prix bon Dieu ? A quel prix ? Il y a des regrets, des remords, des fêlures et des compromissions qui ne cicatrisent pas, qui ne cicatriseront jamais. Jamais, tu m'entends ! Même aux Hespérides. Même avec les arrière-petits-enfants assis tout autour pour la photo. Même en répondant exactement en même temps à une question de Julien Lepers.

Je ne sais pas s'il n'était jamais ivre, mais enfin...

Il a cessé de parler et de gesticuler et nous sommes restés comme çà un long moment. En silence. A compter les escarmouches du feu. ..."
                                                                              
                                                                           *

                                                                 Bonne Journée ! Bel été.